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Portait de Annick TangorraTangora grandit et s’épanouit du côté de Marseille dans une famille de mélomanes avertis :

«Enfants et petits enfants de la tribu, avons été  très tôt bercés  par un amour inconditionnel pour la musique que nous distillait avec passion , notre grand-mère !  Mes grands-parents,véritables poteaux mitans, étaient  respectivement parrain et marraine d’enfants d’amis réfugiés Aragonais et  rassemblaient famille et amis autour d'évènements traditionnels ...

Nous nous  pénétrons alors de la musique espagnole, des Jotas et des chants populaires que nous entonnions en chœur à la fin des repas et qui nous emportaient dans la joie et la gaité de leur rythme ....

Plus tard, mon oncle, grand navigateur me fait découvrir à son tour la musique Sud Américaine (Cumbias, sambas de guarachas, mambos, salsas, chacha..) et le Jazz (Miles Davis, Duke Ellington, Art Blakey, Clifford Brown, Oscar Peterson and the Jazz Messenger ...), qui me marqueront à jamais ! »

C’est tout naturellement qu’elle approfondira plus tard le répertoire jazz et afro-américain.

Dès l’âge de 18 ans, à Marseille, elle fait ses débuts sur scène : sa curiosité la pousse à écouter toutes les musiques. Elle poursuit des études de musique (chant lyrique, piano, solfège) à Marseille, fréquente le conservatoire de Musique Orientale à Paris, et découvre la polyrythmie africaine et indienne à travers de multiples collaborations discographiques et scéniques à Marseille puis à Paris. Ses voyages successifs au Brésil, dans la Caraïbe, en Afrique, en Espagne l’ont nourrit et imprégnés de cette couleur musicale métissée. Elle s’exprime aussi bien en français, en espagnol, en anglais, en portugais ou en Italien.

Sur son dernier album « Confluences », Tangora égrène sa palette de compositions et d’interprétations d’une voix généreuse et somptueuse, dans ce style qui lui est propre : le « Métis-Jazz », aux confluences du jazz, et du latin-jazz / afro-caribéen.

 

 

A Franco-Italian from Marseille, Tangora grows up in a family of dedicated music lovers:

«Children and grandchildren of a real tribe, we are quickly seduced by an unconditional love of music that our grandmother, Yvonne, distills within us. She plays the mandolin and the banjo and is fascinated by the grand operatic arias of Verdi, Puccini Vivaldi, Ravel and Rossini and the operettas (Le chanteur de Mexico, Andalusia, La Belle de Cadix…)

My grandparents were friends with refugees from Aragon and duly became godparents to their children. At Christmas we would all gather for the traditional meals and our lives were suddenly filled with Spanish music; the jotas and folk songs we sang together at the end of each meal that carried us away with the gaiety of their rhythms.

Later my uncle, a great sailor, shares with me the music of South America (cumbias, sambas de guarachas, mambos, salsas, chacha) and jazz (Miles Davis, Duke Ellington, Art Blakey, Clifford Brown, Oscar Peterson and the Jazz Messenger), all of which marked me forever.»

Naturally, Tangora will go on to deepen her understanding of jazz and Afro-American repertoires.

She starts performing on stage in Marseille at the age of 18. Her curiosity leads her to listen to every type of music. She pursues her musical studies in operatic singing, piano and musical theory in Marseille, visits the Academy of Oriental Music in Paris and discovers the rhythms of Africa and India through recordings and collaborations in Marseille and Paris.

Successive journeys in Brazil, the Caribbean, Africa and Spain bring exotic new colours to her increasingly rich musical palette. She expresses herself as well in French and Spanish as in English, Portuguese and Italian.

On her last album, Confluences, Tangora sprinkles her compositions and interpretations with a warm, sensuous voice that creates a style all of her own: ‘Half-caste jazz’, which exists at the confluences of jazz, Latin jazz and Afro-Caribbean jazz.